Economisez en perdant du poids

Si les avantages de la perte de poids pour la santé sont bien documentés, il existe également des arguments économiques qui fournissent des raisons supplémentaires de perdre du poids

Le premier argument est celui des dépenses alimentaires. En adoptant une alimentation équilibrée, vous pouvez réduire vos dépenses, notamment en mangeant des portions plus petites, en mangeant moins de viande, en remplaçant les boissons achetées par de l’eau du robinet, en consommant moins d’alcool, en cuisinant plutôt que d’acheter des plats préparés, en allant moins souvent au restaurant, en renonçant à l’entrée ou au dessert.

Le deuxième argument économique est la réduction de vos dépenses de santé. Le surpoids et l’obésité causent de nombreux problèmes de santé, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers. Aux États-Unis, les coûts liés à l’obésité sont estimés à 190 milliards de dollars par an.(a) Ce montant comprend les coûts médicaux directs, tels que l’hospitalisation et les médicaments, ainsi que les coûts indirects, tels que la perte de productivité et l’absentéisme au travail. En perdant du poids, vous pouvez réduire votre risque de devoir supporter des dépenses médicales.

Un autre argument économique en faveur de la perte de poids est le potentiel d’augmentation de l’employabilité, de la productivité et des revenus. Le surpoids et l’obésité peuvent affecter la capacité à effectuer des tâches physiquement exigeantes et augmentent le risque de maladies chroniques, telles que les douleurs dorsales, qui peuvent limiter la productivité et augmenter l’absentéisme. Les travailleurs obèses ont plus de risque d’être au chômage et gagnent moins que leurs homologues de poids normal, la différence de salaire est d’environ 6%.(b,c) En perdant du poids et en améliorant sa santé, on peut augmenter son employabilité, sa productivité et son potentiel de gain.


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Références:

a) John Cawley, Chad Meyerhoefer, The medical care costs of obesity: An instrumental variables approach, Journal of Health Economics, Volume 31, Issue 1, 2012, Pages 219-230, ISSN 0167-6296, https://doi.org/10.1016/j.jhealeco.2011.10.003. (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0167629611001366).

b) Edvard Johansson, Petri Böckerman, Urpo Kiiskinen, Markku Heliövaara, Obesity and labour market success in Finland: The difference between having a high BMI and being fat, Economics & Human Biology, Volume 7, Issue 1, 2009, Pages 36-45, ISSN 1570-677X, https://doi.org/10.1016/j.ehb.2009.01.008. (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1570677X09000094).

c) Baum, C.L., II and Ford, W.F. (2004), The wage effects of obesity: a longitudinal study. Health Econ., 13: 885-899. https://doi.org/10.1002/hec.881



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Par Jean-François Etter

Professeur de santé publique

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